dimanche 5 juillet 2009

Deux putes en blanc !

Sortant d'une soirée très arrosée avec deux de mes amis très "gays" et déjantés je marchais tel Genevieve De Fontenay et son balais -mal placé- en chantant "... dans mes bras ..." de Vincent Delerm. Ayant oublié l'attirance de mes deux amis pour le sexe masculin je me mit a faire la Graaande parade de la séduction agitant mes plumes -enfin... disons mes cheveux- et criant "léon ... léon ... " me croyant au summum de ma sensualité. L'un de mes amis ce prit au jeu et essayant de faire un regard langoureux se mit a loucher des yeux. Fou rire de 10 minutes plus tard on aperçut un vieux dandy tout flétris qui tentais d'avoir une péripatéticienne sans bagout ni argent. La fille jeune et frêle et asiatique face au vieux rabougris avait sur le visage la peur de Tom face à Jerry ou de Chirac face à Bernadette. Respectant totalement le choix du métier - et les risques qui en suivent- de cette jeune fille, je ne trouvais pas tolérable qu'une femme qui elle savait ce qu'elle voulais se fasse agresser de la sorte par un vieil excité. Je me mit alors à foncer sur pépé -bien que plus très sobre- et lui dit d'un ton survolté: "Je te le dis de pute en blanc t'as pas intérêt de la toucher!". Et là le blanc! Le bruit le plus dérangent dans le sahara mis a part les conversations entre touaregs et chameaux: le silence. Qu'ai- je dis? Qu'ai-je fais? Qui suis-je? Dans quel étagère? Enfin mon ami prit la parole et me dit:"Mais Léa, voyons il n'y a pas deux putes en blanc mais une seule et en rouge!" De but en blanc j'étais passé à deux putes en blancs. Je vis les yeux effarés de mes deux amis et le regard de merlan fris du vieux flétris et compris leur incompréhension. Et d'un seul coup d'un seul le regard du papy se mit à pétiller et son sourire s'illuminer pour qu'un fou rire collectif nous atteignit sans pouvoir nous calmer. Ah oui, j'oubliais la jeune et jolie femme en rouge qui étais partie depuis 20 minutes mais j'étais sur qu'elle étais reconnaissante.

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